Rétrospective d’Emotions de Rue du 10 juillet

Lors de la quatrième journée du festival, deux spectacles mêlant clown et arts du cirque se sont succédé.

Banc de Sable - Compagnie 126 Kilos

Une baignoire, du sable, deux seaux, une pioche, deux filets à papillon et un chewing-gum...La table est dressée pour nous faire repartir en enfance, où avec peu de choses notre imagination battait la campagne.

La Cie 126 kilos nous a invités dans son univers, pour un voyage farfelu, où le "Banc de sable" es t devenu bac à sable : s'inventer des personnages (cheval, reine...), des histoires (construire des châteaux, jouer à la guerre...), et tester l'interdit (s'échanger le même chewing-gum, se doucher au sable, regarder sous les jupes des filles...).

Un univers qui tient en équilibre entre elle et lui : pas de cavalière sans cheval, pas de prise de hauteur acrobatique sans l'autre pour porter, pas de mise en avant sans l'autre qui regarde. 126 kilos d'équilibre entre l'une et l'autre, où la grandeur de la Reine se mesure à celui qui lui fait prendre de la hauteur, trôner en son siège. L'homme alimente son jeu et calme la bête, apporte la tendresse face à l'ivresse de pouvoir...

Pour nous raconter des histoires, ces deux-là ont fait la paire!

Sylvie B.

 

Bankal - Compagnie Puéril Péril

 

Malgré les premières gouttes de pluie, le public est resté fidèle, toujours aussi nombreux pour ce deuxième spectacle. Dans toutes les têtes, l'imminence d’une averse est redoutée ! Mais l’optimisme et l’obstination de tout ce petit monde a eu raison de la  météo !

Bankal donc !

Ils sont deux : toniques , musclés , l’un bavard , pragmatique, l’autre rêveur et distrait , manifestement habité d’une idée fixe : enfourcher son vélo.

Le spectateur est d'emblée averti ; "Vous avez pris le 1er risque, celui de venir, nous nous occupons du reste !"... et  c’est vrai que côté risque, ils en connaissent un rayon !

Le frisson de peur n’est jamais loin, on retient son souffle lorsqu’ils empilent leurs tabourets bancals les uns sur les autres pour se hisser sur le plus haut, à la recherche de l’équilibre .

La prouesse le dispute à la poésie : notre rêveur s’occupe au pliage de cocottes en papier tandis que son comparse s’ingénie et s’obstine à mettre les tabourets en équilibre !

Sans oublier l’humour...l’humour qui accompagne tout le spectacle même dans ces temps forts où l’on tremble pour l’équilibriste .

Quand le spectacle se termine, les applaudissements jaillissent et libèrent le souffle retenu !

BRAVO !

Christiane A.B.

 

 

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