Rétrospective d’Émotions de Rue du 16 juillet

 

Riah Brass band

L’ambiance est musicale cette fin d’ après midi dans la cour de l’école Jules Ferry . Le RIAH Brass Band  chauffe l’atmosphère de ce début d’été qui peine à démarrer ; les spectateurs sont ravis de cette introduction musicale inhabituelle et dans de bonnes dispositions quand la compagnie Chicken street  prend la suite du spectacle .

©Jean-Claude Torres

Le magnifique bon à rien - Compagnie Chicken Street

 

Des caisses , des ballons ,des planches ,tout un bric à brac comme unique décor avec en arrière fond cette musique d’Enio Morricone qui, pour les plus de 50 ans, ravive les images des westerns poussiéreux (au sens propre) de Sergio Leone .

Le cadre est dressé, reste à l’acteur de le faire vivre…  et de nous faire partager son rêve. Rêve de chômeur qui va faire son cinéma … à Pôle Emploi, lieu où l’on ne rêve pas vraiment !

Et le film commence, l’acteur- conteur fait défiler les images mais aussi, armé de son "agrafeuse –révolver", fait pleuvoir les coups de feu et sauter les ballons, les décors évoluent au gré des scènes, les boîtes bougent, là c’est la ville avec son clocher, puis le désert et ses dunes pour finir dans ce fameux cimetière, scène culte du film « Le Bon , la Brute et le Truand » où l’on apprend que dans la vie il y a deux sortes de gens, ceux qui tiennent une arme et les autres …

Tout cela est joué tambour battant avec l’aide de Lionel, aide minutieux, volontaire, ponctuel mais invisible ! Il suffirait de créer son emploi !

Le récit est plein d’humour, ponctué de propos décalés qui nous rappellent que le rêve est celui d’un chômeur, qui s'y perd de masse salariale brute ou d’auto entrepreneur …

Tout cela s’est terminé dans un tonnerre d’applaudissements .

Christiane A.B.

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