Rétrospective photographique de la 1ère journée d’Emotions de Rue 2019

Emotions de Rue démarre sur les chapeaux de roues avec Marguerite et Coquelicots

Samedi 6 juillet, a été lancée la 28e édition du festival des arts de la rue à Voiron. Une première journée réussie malgré le repli des spectacles sous le préau de l’école Jules Ferry en raison de l’alerte orange annoncée sur le Département de l’Isère. La réactivité de la MJC face aux aléas de la météo a permis de limiter la baisse de fréquentation.

A 17h, suite au discours d’inauguration, la scène a fait place à un groupe de jeunes danseuses de la MJC de Voiron, accompagnées par Marie Chataigner, chorégraphe, et Anne-Marie Monteillet, intervenante danse à la MJC. “Coquelicots”, leur danse légère et éphémère, invitait à interroger sur ses forces et ses faiblesses. “Je suis un coquelicot, je suis fragile, un léger vent me brise...” pouvait-on entendre. Très sobrement vêtues, avec un rouge à lèvres vif, les six danseuses étaient tantôt dans l’entraide, tantôt en train de se repousser mutuellement. Les chaises qui occupaient la scène prenaient par ailleurs différentes fonctions, et un véritable jeu se construisait avec ces objets du quotidien.

Une buvette a été installée dans la cour de l’école pour faire patienter entre les deux spectacles. Particulièrement appréciée, elle a permis au public de s’hydrater et de se rafraîchir en ce jour de grande chaleur.

S’en est suivi le “solo de clown pour 2CV en panne” de la Cie Mel et Vous intitulé “Les mécaniques aléatoires”, qui conte les aventures de Marguerite, jeune femme clown, décalée et timide et de sa charmante 2CV prénommée Trottinette. Tout comme la météo du jour, la mécanique de Trottinette semblait bien aléatoire. Marguerite était décidée à faire son premier tour du monde au volant de cette voiture dont elle était toute fière d’être la propriétaire. Mais Trottinette ne voulait pas démarrer… Les mécaniques aléatoires, c’est “l’histoire d’une première fois, première voiture, premier voyage, premiers pas dans la vie, l’histoire de cette rencontre maladroite, un peu gauche, un peu timide, un peu folle, un peu absurde, un peu ratée…” entre Marguerite et Trottinette. Dans ce spectacle sur la découverte de soi et l’apprentissage de la vie, Trottinette se transforme en terrain d’expérimentation clownesque. C’est en s’appuyant sur cette partenaire que Marguerite imagine humour et galipettes.

A son arrivée, Marguerite découvre que l’on assiste à un spectacle et se défend bien de ne pas être le spectacle en question. “C’est pas moi le spectacle”, “arrêtez de me regarder” peut-on entendre sortir de sa bouche. Les “saltimbanques”, les “intermittents du spectacle” sont en retard. En attendant, elle est là, face au public, accompagnée de la 2CV de son grand-père, dont elle ne pourrait se séparer. Toute gênée elle finit par en vendre les vertus. “La 2 CV est une voiture historique et écologique”, une voiture mythique en somme! Elle n’échappe pas pourtant aux règles de la mécanique, et la mécanique c’est comme tout, ça s’apprend ! Marguerite n’en est pas au bout de ses peines. Après avoir réussi le défi qu’elle s’est elle même lancé de changer une roue en moins de 3 min 30, elle découvre qu’il y a une fuite et tente tant bien que mal de la maîtriser!

Derrière Marguerite se cache Mélissa Horem, artiste originaire des Hautes-Alpes qui jongle entre arts du clown, chant et arts du cirque, de France en Espagne. Dans ce spectacle, elle a eu envie de faire une compilation de toutes les pires crasses que sa première voiture, une 2CV justement, avait pu lui faire jusque là.

La soirée s’est terminée par un repas convivial avec les professionnels et bénévoles impliqués sur le festival et la Cie Mel et Vous à la MJC de Voiron.
Garance

En voici les photos réalisées par les membres de l'Atelier-Photo.

COQUELICOTS

LES MECANIQUES ALEATOIRES

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