Rétrospective de l’après-midi au Jardin de Ville d’Émotions de Rue 2019

Mercredi 10 juillet après-midi le jardin de ville était investi d’une multitude d’enfants mais aussi parents, animateurs encadrant des groupes et bénévoles et professionnels de la MJC .

Le jardin gardait des traces des dégâts de la tempête des jours précédents, troncs énormes débités à terre mais le jardin avait retrouvé son charme accueillant  et le public semblait content de le retrouver.

L’après midi proposait deux spectacles :

  • La compagnie Solsikke sous le préau de Jules Ferry a donné deux présentations "Les Petits Papillons"
  • La compagnie Les Petits Détournements au jardin de ville : "L’Atelier des Petits Machins Trucs"

Les deux spectacles ont fait "salle comble" ! (cf ci-dessous)

Les activités dispersées dans le jardin ont été prises d’assaut par les enfants : jeux en bois, ateliers manuels (marionnettes à main, création de papillons, cirque, danse, stand Zéro déchets  du Pays Voironnais, caravane D’Istoiroul, contes et théâtre. Et la buvette gratuite "sirop à l’eau" pour petits et grands a été très appréciée.

C’était un bel après midi pour les petits et grands .

En ce mercredi 10 juillet, voici le reportage de l'Atelier-Photo :

Animations

Petits Papillons par la Compagnie Solsikke Fable dansée

Avec : Marie Chataignier et Xavier Kim

Il est là assis sur un banc et nous sourit, puis il bouge, plus exactement il essaye de bouger ses jambes. Elles ne répondent pas, il doit les traîner avec la force de son buste ou les prendre "en mains" pour les placer là où il désire qu’elles soient. Un doute nous saisit : est-il ...handicapé ? Pourtant il continue à se mouvoir, avec douceur et harmonie.
Une femme arrive sur un fauteuil, elle le propose à l’homme mais le place à quelques "pas"...qu’il ne peut pas faire !
S’agit-il d’un jeu, d’un geste mal attentionné ou d’une invit’ à se dépasser ? Il s’en débrouille, et grimpe sur le chariot !
Le rythme s’accélère, leurs corps se frôlent, s’affrontent avec humour, désir, plaisir.
La voix off dit "handicap", elle interroge : "et quand tu dors comment c’est ?  C’est quoi ton rêve ? " : Danser frénétiquement, souplement, merveilleusement.
Mais le rêve ne dure qu’un temps et avec le réveil c’est le retour à la lenteur, à la dépendance à l’autre. Cet autre qui le porte au milieu Des autres, l’aide à se frayer un chemin parmi eux, à prendre Sa place .Ces autres qui l’aident à tenir debout, le soutiennent, le portent.
Cette fable dansée se lit comme une  métaphore de la solidarité et du partage, elle exprime le refus de l’enfermement autour de la souffrance du handicap et de la différence, elle le dit avec poésie et humour. Elle dit la fragilité des corps et des êtres.
L’appel final à la participation du public et notamment des plus jeunes est très émouvant.
Une petite fille assise là sur le tapis, au bord des larmes tant la scène de cet homme "sans jambes" soutenu par sa compagne l’émeut, est revenue avec un large sourire et une juste fierté d’avoir elle aussi participé à le porter.
Manifestement ce n’est pas la performance physique qui illumine son regard mais bien le sentiment d’avoir été le maillon d’une chaîne d’humanité .

"Petits papillons" a été joué à deux reprises mercredi après-midi et a rencontré chaque fois un public très réceptif et très ému.

L'Atelier des Petits Machins Trucs par la Compagnie Les Petits Détournements

Ils sont deux : Antoine le timide, d’aucuns le dirait débile, peut-être ? mais tendre ! Il a toute notre sympathie et, Gaëtan séducteur, hâbleur, qui n’hésite pas à prendre toute la place !eux personnages insolites donc, dans un bric-à-brac joyeux où se mêlent roues de vélo, vieille pendule, escabeau, piano, tambour, brouette…oilà pour le décor, que complète cette règle : "Déposez vos cerveaux à l’entrée dans les petits bacs !". Nous voilà avertis !
Aujourd’hui c’est rangement ! le duo burlesque s’affaire et "s’oublie" dans le jeu avec ces objets disparates.
Les roues de vélo et les parapluies jonglent avec les cuillères en bois, la brouette devient percussion mais finit en équilibre sur le nez de Gaëtan ! Qu’à cela ne tienne Antoine riposte avec l’escabeau en équilibre sur sa tête : la rivalité entre les deux personnages va crescendo, c’est à celui qui utilisera le plus gros et  plus encombrant de tous ces objets de la manière la plus insolite ! Chacun rivalise de prouesses improbables .
Et aussi ! Fil rouge du spectacle le canard jaune ! Objet de toutes les convoitises  que les deux héros se disputent âprement.
La musique, les percussions  rythment ce charivari burlesque et participent au climat de douce rêverie poétique du spectacle.
On se surprend à rêver de rentrer dans le monde de Gaëtan et Antoine…

 

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